mon blog a pour objectif de faire partager la beauté de la nature et des paysages qui nous entourent à travers des albums photos, des topos de randos. Un accent particulier sera mis sur les paysages de la Drôme et du Vercors. Un concours photo de la sema
Cette année, le TDF renoue, après le Galibier, avec l'Alpe d'Huez. Cette arrivée est mythique à plusieurs titres:
-une montée de 13,8 km à 7,9% et ses 21 lacets
- par 8 fois un coureur néerlandais a remporté l'étape (record de victoires par pays)
- Pantani est arrivé en tête 2 fois en établissant le record de la montée, hélas...
Tout suiveur du Tour de France doit au moins une fois aller à une arrivée à l'Alpe d'Huez. L'ambiance y est unique et assez particulière. Pour quelques heures l' Alpe d'Huez n'est plus française mais néerlandaise. C'est l'ETAPE où l'on "doit" se montrer à travers le déguisement le plus loufoque.
Pour moi, c'est choise faite mais je suis partagé sur l'intérêt d'y revenir. C'est sûr, la montée est exceptionnellement difficile mais le côté sportif passe au second plan à cause de l'importance de la foule.
Revenons à la veille au soir: nous partons du Lautaret après une descente exténuante du sommet du Galibier (8km). Comme d'habitude, nous avons le droit à l'habituel bouchon amplifié par les "petits malins" qui suivent les voitures du TDF sur la voie de gauche...
Nous arrivons à la nuit tombée au Bourg d'oisans au pied de la montée. Après une douche et un repas bien mérités, nous allons faire notre ballade nocturne pour jauger l'ambiance au départ de la montée. A ma stupéfaction, la route n'est pas fermée et il y a beaucoup de circulation. Devant le dernier camping au pied de la montée, la foule "néerlandaise" est démesurée; la bière coule à flots...dans une forte ambiance musicale.
Nous retournons vite au calme à notre campement. Le lendemain, je décide de prendre mon vélo. La descente sera plus facile ! Après s'être donné rendez-vous au panneau Huez avec mes compatriotes, j'entame la montée dans une nuée indiscernable de piétons et de cyclistes. Je m'interroge sur la pertinence de mon choix.
Finalement, pas pour longtemps lorsque j'arrive dans un lacet où une marée "orange" se trouve (coulour des hollandais). Il est urgent de passer toute cette agitation. Même des voitures du TDF sont bloquées par cette marée humaine ayant perdu tout bon sens.
Nous nous retrouvons et décidons de se placer entre le virage 4 et 5 à la sortie du village d'Huez. A l'approche de la caravane et des coureurs, la foule se fait plus dense. Nous faisons une caravane sans grande conviction vu le nombre de personnes mais nous ne sommes pas bredouilles ! L'expérience a parlé !
A l'approche des coureurs, la tension est palpable, la foule envahit totalement la route...Contador passe en tête et doit se frayer un passage à travers la foule. C'est impressionnant, il passe dans un "tunnel" de 50 cm de large avec de nombreux dingues qui courent à ses côtés...Je me mets à la place des coureurs et j'imagine que leur souhait à ce moment est de tout simplement arriver en haut sans trop de problèmes. C'est une lutte de tous les instants pour avancer. Autant dire que toute attaque est quasi-impossible...
Une fois la course terminée, j'entame prudemment la descente vers bourg-d'oisans. Je passe devant une véritable décharge publique dans le virage "néerlandais" Le ferait-il chez eux ?
Maintenant, direction Grenoble, enfin plus précisement Uriage, avec son contre-la-montre décisif.
Résumé étape: